En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'installation de cookies sur votre terminal. Plus d'informations sur les cookies

 








 

            LES TUILERIES DU TÂTRE                                                                                               

Le site de la tuilerie au lieu-dit « Prés des Greliers » date du XVIIème siècle. A partir du XVIIIème, la famille RIVIERE devient propriétaire de la tuilerie jusqu’en 1935. Ensuite plusieurs familles se sont succédées : Cochet, Ravail et enfin Desse, prénommé Pierre, dont tout le monde l’appelle Anatole, sans que l’on sache pourquoi. Au cours des XVIIIème et XIXème siècles, de nombreuses tuileries entouraient le village des Greliers, entre 8 et 10.

Avant 1935, il existait 3 autres tuileries sur le site:

- une sur le terrain acheté par la commune à un petit fils de M. BRIZARD, M MARTIN

- une sur le terrain de M. ROY qui appartenait à M. ROLLAND

- une située près de la rivière qui appartenait à M. CHAMPANAIS

L’implantation des tuileries

 Pourquoi les tuileries se sont-elles installées au Tâtre ?

    La commune repose sur un sol argilo silicieux, peu riche pour obtenir des rendements agricoles. Les tuileries se sont logiquement installées à proximité des poches d’argile et des forêts pour bénéficier d’un combustible capable d’alimenter le four. Sur la commune du Tâtre une centaine de personnes a pu travailler grâce aux tuiliers et aux potiers.

Cependant aucun potier n’était installé « Chez Grelier » même. Pendant très longtemps les tuiliers et les potiers ne se mariaient pas ensemble… Il y avait une rivalité entre les potiers qui considéraient faire un travail plus noble - de l’art - et les tuiliers qui étaient plus « manuels ». On raconte même qu’un tuilier marié avec une fille de potier s’était converti à la poterie pour entrer dans la famille .

Extraction de l’argile

 

On extrait l’argile en hiver. Le tuilier invitait des amis ou employait quelques journaliers pour extraire la « terre » (l’argile) par pallier. Le trou que l’on creusait n’était pas forcément très grand mais il pouvait être assez profond parfois.

 On fabrique les tuiles en été, lorsqu’il n’y a pas de gel, et parce que la température plus clémente rend l’argile plus malléable.  L’argile était quand même le plus souvent à fleur du sol, il y avait peu de terre à découvrir. On creusait le premier pallier sur environ 1 à 2 mètres, puis le deuxième et le troisième au maximum mais cela devenait très pénible. On laissait la « terre » sur le côté.

On passe la « terre » dans un broyeur technique vieille de 100 ans au moins, qui casse les cailloux puis dans le malaxeur qui brasse la pâte.

La pâte ressort au bout du malaxeur par une filière qui sert de matrice. Elle donne une forme à la tuile (courbe pour toiture ou tuile faîtière ) ou à la brique (3, 4, 6 ou 9 trous pour cloison ou mur).

On fabriquait également le macaron, une brique réfractaire pour les cheminées avec un moule ainsi qu’une brique réfractaire plus petite d’environ 2 cm d’épaisseur pour les fours à pain.La boule de terre mise dans le malaxeur ressort aplatie grâce à un contrepoids.Pour ne pas abîmer la tuile à la sortie, on utilisait un instrument en bois : le corbet. La tuile était déposée ainsi dans le chariot et mise à sécher dans les claies un certain temps. Le temps de séchage dépendait totalement du climat. Pour optimiser le temps de séchage, les hangars étaient très bas, afin que l’air passe.

 

Dans toute la commune du Tâtre, on peut voir des traces de trous. En général, ils se bouchaient naturellement avec des végétaux ou avec de l’eau. Ce n’est que très récemment qu’on s’est préoccupé de reboucher les trous formés par l’extraction de la terre.

Les matériaux

     L’argile extraite était blanche, rougeâtre ou rose. Elle était ensuite mélangée à l’argile verte de Touvérac car cette dernière était plus résistante.

 Le bois pour le four :

On va chercher du bois l’hiver : soit des petits  fagots à 2 liens spécialement conçus pour rentrer dans le four, soit des bûches de pin de 1,50 m. Et en sus, on achetait du bois aux voisins.

La fabrication

     On rapporte la « terre » à la tuilerie et on la laisse « pourrir » dans une fosse, tout en la brassant régulièrement.

     Une fois sèches, les tuiles sont mises en tas en attendant d’être chargées dans le four.

    On mettait 3 à 4 jours pour tout charger car il y avait une technique particulière. Entre chaque couche de tuiles on mettait une couche de « rouche » (partie du roseau). Lorsqu’on charge le four il faut avoir suffisamment de tuiles : environ 7 000.

Le four est à ciel ouvert : pour éviter la pluie, on le couvre avec des briques. Cela permet à la fois de protéger les tuiles et de cuire les briques.

Une fois que tout est installé, on ferme la porte étroite du four avec des briques et de la terre réfractaire.

Les deux alandiers (foyers des fours) sont chauffés en permanence pendant une huitaine de jours : les ouvriers travaillent en continu et dorment sur place. L’entrée des alandiers est à une certaine distance du four (environ 1,50m). Au début de la chauffe, on met les fagots à brûler dans cette partie et jour après jour, on pousse le foyer vers les tuiles, puis sous les tuiles. Pour alimenter le feu, on utilise des fagots de brande, bruyère géante puis des bûches de pin.

Au bout des huit jours, on laisse le feu s’éteindre et refroidir. On n’ouvre pas tout de suite sinon les tuiles risqueraient de se fendre.

Légende sur la fabrication 

On raconte que les tuiles étaient fabriquées par les femmes et qu’à la place du corbet elles utilisaient leurs cuisses pour donner forme aux tuiles ! C’est pourquoi on en trouve de toutes les formes et de toutes les tailles…

La vente

 Les tuiles comme les briques étaient généralement vendues localement avant d’être fabriquées .

 Autre activité : la chaux

     Dans le four de droite, on faisait de la chaux. Elle servait à sulfater les vignes, préparer de la bouillie bordelaise, et à blanchir les murs des maisons et des étables. Dans ces dernières on ajoutait à la chaux un insecticide.L’intérieur des maisons en chaux était parfois teintée, elle remplaçait la peinture ou la tapisserie de notre époque. Cela se pratiquait encore dans les années 60. La chaux était vendue jusque dans le pays cognaçais. Elle était un complément indispensable pour les tuiliers. L’arrivée d’une nouvelle manière de sulfater les vignes ainsi que l’apparition de la tapisserie  ont mis fin à la vente de chaux et ainsi aux tuileries. La tuilerie du Tâtre a fermé ses portes en 1963, comme toutes les tuileries artisanales.

 

 

Article mis à jour le 03 novembre 2009 

 

 

 

Menu Cantine scolaire de septembre à décembre 2017

Les viticulteurs de la commune touchés par le gel des 27 et 28 avril 2017 sont invités à déclarer au plus vite leurs dégâts auprès de la mairie afin de répertorier précisément l’importance des dommages.

Marché à théme

Cochonailles

Dimanche 22 octobre

Place des Halles

organisé par le CABE

 

 Fermeture de la bibliothèque

Du lundi 30 octobre au vendredi 3 novembre

Réouverture le lundi 6 novembre à 15h00

 

 Brocante de l'enfance organisée par l'APEEB

Dimanche 05 novembre 2017

Salle polyvalente

 

 

Bibliothèque Municipale

Animation Lecture Gratuite

Jeudi 9 novembre

Pour les 0-3 ans De 10h30 à 11h30

 

 

Loto du jumelage

Vendredi 10 novembre

Salle polyvalente à partir de 20h00 

 

PLAN VIGIPIRATE

La plus grande vigilance s'impose à tous en raison de la menace terroriste qui fait suite à l'engagement de la France dans la coalition militaire contre Daech.

Soyez particulièrement vigilant dans les lieux publics et lors de manifestations accueillant beaucoup de monde.

520303 visites
 
a3w.fr © 2017 - Informations légales - www.baignes-sainte-radegonde.fr  - Administration - Plan du site